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Tous les articles du mois de janvier 2012

Le texte à contrainte 1 de Angélique G.

Publié 31 janvier 2012 par Emi'lit

Quand la fée des bêtises ouvrit un œil ce matin là, elle sentait bien que la journée avait l’air prometteuse !
En effet, après la mémorable soirée qu’elle avait vécu la veille, à danser une farandole endiablée avec fée des délices et fée des bizoux, lors du mariage de fée ta belle et tro’ll bogoss, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle constata, se reflétant dans l’eau du lac avoisinant sa coquille de noix, qu’elle ne s’en sortait pas si mal.
En effet, bien au contraire de ce qu’elle craignait, le bol de fromage fondu accompagnant les tacos qui avait atterri sur sa tête suite à l’excès de punch à la canneberge de ce boulet de ogr’Hara, se révélait en fait un très bon shampooing, aux vertus très adoucissantes. Sa tignasse miroitait telle la rosée du matin le premier jour du printemps, alors que les petits oiseaux font cui-cui et les papillons volètent. Bon, vous allez me dire, il y a l’odeur, mais il faudra faire abstraction.
Elle pensa « mais diantre ! quelle magnificence !! quelle joie, ne serait-ce l’infamie pestilentielle des relents de chester, mais bon, on va pas faire la fine bouche, non plus… faut que je passe le mot à toutes mes copines les fées !! »
Et alors qu’elle se saisissait de son ordinateur portable pour relayer l’information sur fesse de bouc, elf’out-son-nez-partout frappa à sa coquille, une tasse de thé à la main.
« Mais quelle est donc cette odeur??
« Cesse donc tes billevesées Elf’ou ! Je pues peut-être du cuir, mais en attendant, la star de la forêt maintenant, avec les plus beaux cheveux à mille lieux à la ronde, c’est moi !! »
«Et je suppose que ce n’est pas le troupeau de 40 rats des champs qui te suivent à la trace qui vont dire le contraire !!
La fée des bêtises se retournant, constata avec horreur la véracité des propos d’Elf’ou, et s’en fut alors à toutes jambes vers le cœur de la forêt, escortée d’une demi-centaine de rongeurs affamés.
« Mais enfin bêtises, ou cours-tu ainsi ??
« Voir le joueur de flûte !! »

Angélique G.

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Texte à contraintes 2 de Flying Mama

Publié 26 janvier 2012 par Emi'lit

En ce merveilleux dimanche matin, apercevant le soleil à travers les rideaux de ma chambre, je me décide enfin à sortir du lit. Mon premier geste, ouvrir la fenêtre. Le deuxième, après m’être frottée les yeux pour m’habituer à la luminosité, très vive pour un mois de Janvier, regarder le paysage qui s’offre à moi…

 

Quel bonheur merveilleux d’avoir enfin changé de quartier! Nous nous étions porté candidats pour obtenir ce nouvel logement, et nous avons eu l’immense chance que notre dossier soit sélectionné par le propriétaire! Nous vivons à présent loin de vicissitudes parisiennes, loin des bouchons et de la pollution. L’endroit n’a plus rien à voir avec notre ancien coin…

 

Vous vous souvenez sans doute du grand incendie qui m’avait fait si peur, me réveillant en pleine nuit, alors que mon Baby dormait, tétant sa sucette avec avidité! 21 scooters et motos, 2 voitures avaient brûlé sous nos fenêtres, et j’avais ressenti une panique intense, à l’idée qu’il pouvait arriver quelque chose au tout petit amour qui rêvait probablement de son tout nouveau puzzle en bois reçu le matin même!

 

Les coupables n’avaient jamais été retrouvés, pourtant une association de riverains avaient même fait appel à un détective privé, le payant avec l’aide des commerçants ayant tout perdu dans l’incendie (certains des véhicules appartenaient à un restaurant, pour ses livraisons).

 

Ce soir là, j’avais de plus regardé un film qui m’avait déjà provoqué bien des cauchemars, à savoir « Le silence des agneaux », dans lequel Hannibal Lecter, célèbre anthropophage et tueur en série, dévorait le foie de ses victimes, s’en délectant comme s’il se fût agit de maquereaux à la moutarde (enfin moi je préfère ça!)… J’étais donc mûre pour ne plus jamais retrouver le sommeil dans ce logement, sommeil que j’avais probablement déjà perdu depuis mon accouchement, plus d’un an plus tôt!

 

Je ressentais une terrible sensation d’étouffement, je me sentais oppressée dès que je passais le seuil de la porte d’entrée de ce qui avait été pourtant notre foyer. J’avais ressenti une seule fois ce sentiment, proche de la claustrophobie, quand lors d’une de mes escales, j’avais visité la pyramide de Guizeh… Trop loin sous la terre, peur de l’effondrement…

 

Nous étions alors partis, pour ne plus revenir, loin de cet appartement maudit! C’est en sympathisant avec le propriétaire, numismate, et en lui promettant de lui ramener des pièces de chacun des pays que j’allais visiter, que nous avions obtenu de signer le bail de notre nouveau chez-nous…

 

Nous vivons maintenant dans une jolie maisonnette, avec des volets couleur myosotis (c’était mon rêve!). Les soirs de pluie, à la place des klaxons incessants, nous profitons du chant de quelques grenouilles amoureuses et mélomanes…

 

Quand donc, en ce dimanche matin, j’ouvre la fenêtre de notre chambre, inspirant profondément ce bon air pur, et que mes yeux se posent sur le joli rhododendron que mon cher mari nous a planté en arrivant, quelques mois plus tôt, ses fleurs d’un mauve magnifique encore recouvertes de rosée, je me dis, que finalement, c’est vrai, le bonheur est dans le pré…

 

Flying Mama

Le texte à contraintes 2 de Maman des Champs

Publié 25 janvier 2012 par Emi'lit

Des fenêtres et des mondes…

La télévision est, dit-on, une fenêtre sur le monde. Et bien, à vrai dire, un monde un monde comme celui là ne m’intéresse pas tant ça. Honnêtement, où l’on parle d’un numismate uniquement s’il est anthropophage. Un monde ou les détectives et les meurtres fleurissent dans les séries comme le muguet en mai. Un monde où vacances riment uniquement avec bouchon. Un monde qui pousse n‘importe qui à être candidat à n’importe quoi. Vous en voulez vous de ce monde là ?

Je préfère de loin mes mondes à moi.

D’abord je voudrais vous parler de mon monde réel. Mais s’il vous plait, ne collez pas trop votre nez sur la fenêtre, je viens de faire les vitres.

Ce monde là est rempli d’amour et d’amitié. Oh, il y a bien un peu de tristesse, de doute ou de déception parfois… rien n’est parfait….
Il est aussi plein de poupées, de puzzles et d’autres jouets, depuis mon accouchement il y a bientôt trois ans. Ce monde là est aussi rempli de montagne de choses à ranger, de pyramides de linge à laver ou à repasser et parfois de découvertes improbables, comme ce quartier d’orange sur le canapé !
Mais ce monde là, même s’il est imparfait, pour rien au monde je ne voudrais l’échanger.

À présent, voyez-vous la petite fenêtre là, tout près de mon cœur ? Cette fenêtre, si vous l’ouvrez, vous pourrez voir mon monde à moi, mon jardin secret.

Dans ce monde là, il peut arriver n’importe quoi… Parfois vous y verrez des lutins qui se font un festin de groseilles à maquereau bien à l’ombre sous un rhododendron.
Un autre jour, il suffit de prendre une sucette pour se retrouver dans un paradis sucré fait de bonbons, de chocolat et de gâteaux.
Une fois j’ai même vu un lutin, grimpé sur le dos d’une grenouille, qui faisait la course avec un papillon mauve et un écureuil.
Parfois, c’est nettement plus triste et des bouquets de myosotis vont fleurir la tombe d’un amoureux tombé au combat.

Ce monde là, est lui aussi plus, loin d’être parfait puisqu’il est influencé par mon monde réel. Mais ce monde là, même si c’est mon jardin secret, je vous l’offre volontiers, parce que tout y est beau et coloré, qu’importe les circonstances.
Dans ce monde là, tout change à volonté. En effet, il suffit d’ouvrir une fenêtre pour changer d’histoire et découvrir un nouveau monde…

Emi’lit, Maman des Champs

Cephisa Cartonera

Publié 24 janvier 2012 par Emi'lit
Aujourd’hui, je viens vous parler d’un projet qui me tient vraiment à coeur pour deux raisons. La première, c’est parce que c’est grâce à celui-ci que j’ai vu une de mes histoires devenir un livre. La deuxième, c’est que c’est un vrai beau projet qui mérite vraiment d’être connu. Ce projet, c’est Cephisa Cartonera…

Avant de vous parler de Cephisa Cartonera, il faut quand même que je vous explique un peu ce que c’est une cartonera. Je vais pas vous faire tout l’historique, mais faut quand même commencer par la base. La première a été fondée par l’écrivain Washington Cucurto et de l’artiste plasticien Javier Barilaro en 2003, en Argentine. Là bas, il y a des gens qui  ramassent le carton dans les rues et qui le vendent aux cartoneras, ce sont les cartoneros.

Mais Cephisa Cartonera c’est quoi exactement? Et bien , c’est une alter-maison d’édition clermontoise. Mais comme le dit si bien son créateur c’est surtout un projet “littéro-artistico-écologico-socialo-communautaire“. Ça peut paraître un peu barbare comme ça, mais point du tout. Je vous explique.

Littéro : ben voui c’est une alter-maison d’édition certes mais une maison d’édition quand même… Donc d’un côté de la littérature de voyage (collection sur la route) et d’un autre côté la littérature jeunesse (collection Céphise). J’ai eu la chance et l’honneur d’être la première auteure de la collection Céphise.

Artistico : chaque couverture est unique et peinte à la main. Alors moi je dis le concept d’un livre dont la couverture est rien qu’à soit c’est quand même vachement bien. En fait, au final, il y a autant de couverture que de livres…Et puis, parfois des ateliers sont organisés et pour le même prix, on peut faire sa propre couverture… Les enfants adorent!

Ecologico : Ce qu’il y a de bien dans une cartonera c’est que les couvertures sont en carton. Chez nous, il n’y a pas de cartoneros, mais on récupère quand même du carton, on le découpe, le peint et on colle les feuilles dedans! Et hop un joli livre unique en son genre!

Socialo : ben oui parce que Cephisa Cartonera ben elle pense pas qu’à sa pomme… La structure prévoit d’embaucher une personne en réinsertion… Et puis les livres sont pas super cher, ça permet de mettre la littérature un peu plus à la portée des gens…

Communautaire : Cephisa Cartonera c’est une structure et une communauté où tout le monde travaille ensemble. Les auteurs offrent leurs textes et les artistes font les couvertures… Il est très important de revenir là dessus, on m’a demandé plusieurs fois ce que ça me rapporte d’avoir donné mon histoire à Cephisa Cartonera. Je ne gagne absolument rien et je n’ai pas donné mon histoire, je l’ai prêtée. Cephisa est un tremplin pour les auteurs.

mon livre

C’est un concept qui est vraiment très intéressant. Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille d’aller sur le site de Cephisa Cartonera et plus particulièrement le manifeste.

Le texte à contraintes 2 de Zaza

Publié 23 janvier 2012 par Emi'lit

Je ne supporte plus la solitude,c’est pour cela que je passe une annonce pour me lier d’amitié avec des personnes seules comme moi.

je n’avait jamais osé jusqu’à ce jour passer une annonce dans un magazine,j’espère ne pas faire de drôle de rencontre ,ne pas être contacter par des fous,des tueurs en séries ou pire des anthropophages…il ne faut pas penser à ça,je suis sur que les gens qui lisent le magasine « détective  » sont des gens surs,je répondrais a tout candidat prés pour l’escalade de la pyramide de l’amitié. » Allez je me lance je publie mon annonce :
Je me présente ,je suis Myosotis une jeune femme de 35 ans vivant à Tours dans un quartier calme et sympa. Je vie seule avec ma petite grenouille prénommée Amour (depuis que mon ex ,nous a quitté après l‘accouchement…trop difficile a supporter pour lui!) ,et mon petit chat »sucette« .
J’ai une passion dans la vie(après ma fille) , ma collection de bouchons !!!! Je serais ravie de partager la passion de la collection avec des amis,mon père était numismate et j’ai encore son trésor a la maison ( avis aux amateurs de belles pièces).J’attend avec impatience votre courrier!
Je suis sur que j’aurais très vite des réponses,mais pour le moment faut s’occuper,je vais me plonger dans mon puzzle,un magnifique port de pêche breton avec la mer,un bateau de pêche aux maquereaux et au premier plan un rhododendron mauve .
Zaza

L’Herbier des Fées – Benjamain Lacombe et Sébastien Pérez

Publié 23 janvier 2012 par Emi'lit

Présentation de l’éditeur :

L’Herbier des Fées est le carnet intime d’un éminent botaniste russe. Détaché du cabinet des sciences occultes de Raspoutine, en quête d’un élixir d’immortalité, ses recherches le mènent en forêt de Brocéliande, célèbre pour ses plantes médicinales et ses légendes. Ce qu’il découvre dans ces bois va bouleverser sa vie à jamais…

Benjamin Lacombe crée ici un univers exceptionnel, mêlant merveilles botaniques et personnages féériques. Peintures à l’huile, dessins à la plume, planches aquarellées s’épanouissent, par un jeu de calques et de découpes, en un livre d’une grande beauté formelle.

 

Mon Avis:

L’Herbier des Fées est un livre magnifique. Mais je pense honnêtement que pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut croire un minimum à la féérie et au merveilleux. En effet, avec ce livre, on part dans la Forêt de Brocéliande et nous allons faire avec le botaniste russe que nous suivons des rencontres et des découvertes fabuleuses… Ce livre est à la fois un herbier et un journal intime. L’histoire et les illustrations sont justes merveilleuses. On plonge dedans comme dans un rêve. Tout au long de ma lecture, je me voyais bien à Brocéliande entourée de toutes les herbes et créatures décrites dedans.

C’est un véritable bijou.

 

Voici quelques photos :

  

 

Pour en savoir plus sur le livre et Benjamin Lacombe:

Le site sur le livre.

Son site

Son blog

 

Emi’lit

Texte à contraintes 2 de Samia

Publié 23 janvier 2012 par Emi'lit
8h….J’ouvre la fenêtre, le coeur battant encore la chamade au souvenir du cauchemar qui m’avait secoué une bonne partie de la nuit. Je ne pouvais m’empêcher d’y penser bien malgré moi…des bribes, et le puzzle se reconstituait, inexorablement…J’étais dans ce qui semblait être une chambre d’hôpital ou plutôt une salle d’accouchement. Tout le monde s’agitait autour de moi. C’était assez irréaliste, voire ridicule, tout le personnel médical ayant une sucette à la bouche ! J’entendis qu’on me demandait si j’avais au moins perdu le bouchon et puis, tout se transforma ! Je passais en 30 sec de la version comique de Grey’s Anatomy à la version gore: toute l’équipe se mua sous mes yeux horrifiés en d’horribles mutants anthropophages…Ni une ni deux, je pris mes jambes à mon coup ! Si si, même enceinte jusqu’au cou…Ne pas être candidat à servir de repas, ça aide ! Ils sont sur mes talons…Le gynéco obstétricien au profil de maquereau en tête! je cours, je cours, je cours sans fin….comme dans ces films du genre où l’on voit sans arrêt la porte que le héros poursuivi veut atteindre, s’éloigner…je cours en évitant de regarder les pyramides de choses immondes qui accompagnent ma course…je cours, ils se rapprochent, me talonnent…et plus rien! 
Un nouveau frisson me parcourt le corps…Je repousse toutes ces images. Quel contraste avec ce que j’ai sous les yeux ! Le quartier se réveille doucement. Quelle quiétude ! Comme à son habitude, le petit groupe de vieux numismates est réuni, matinal, autour de « sa » table dans le petit square, et comme à leur habitude, ils se chamaillent en comparant leurs dernières trouvailles…les parterres fleuris s’égaient de myosotis, rivalisant avec les rhododendrons mauves. Il me semble même entendre une grenouille croasser au loin…les battements de mon coeur se sont apaisés…8h15! Il me reste encore quelques instants avant le réveil de mon petit amour. Autant en profiter pour finir les aventures abandonnées la veille de ma détective préférée…

Samia