Textes à contraintes septembre/octobre 2012 – vos participations

Publié 31 octobre 2012 par Emi'lit

Bonjour bonjour.

Pour ceux qui auraient raté l’article explicatif, vous pouvez le retrouver !  Pour ceux qui ont la flemme d’aller le lire, la consigne était la suivante:

Il est minuit, vous vous réveillez en sursaut à cause d’un bruit. Vous sortez de votre lit. Et là….

Maintenant en avant pour les participations:

Isabelle IsFlying (son blog/sa page facebook):

Je me suis couchée, extrêmement fatiguée… J’avais pris une douche, pour me délasser, puis m’étais enduite de crème, rituel immuable d’après la douche. J’avais enfin enfilé mon pyjama et m’étais doucement glissée entre les draps de ce lit bien moelleux… J’avais immédiatement sombré dans un coma profond, peuplé de rêves imperceptibles!

 

Tout à coup, je me réveille en sursaut à cause d’un bruit… Je n’ose pas ouvrir les yeux, j’ai peur… Je ne sais plus où je suis… Cette sensation je l’ai déjà vécue, plusieurs fois par mois je passe des nuits dans un lit inconnu, dans une chambre où me me perds, me levant au beau milieu de la nuit, cherchant les toilettes et me retrouvant dans le couloir de l’hôtel, pieds nus, la carte magnétique de la chambre enfermée dedans, et moi dehors…

 

Mais là, en plus de l’éternelle désorientation d’une hôtesse de l’air au réveil, je ressens de la peur… Je sens ma couette glisser sur mon corps… Je me concentre, les yeux toujours fermés, pour mieux me réveiller, et me rappelle soudain que je suis chez moi, que c’est l’été, que j’ai laissé ma fenêtre ouverte, car il fait chaud, et que cette fenêtre est à mes pieds…

 

La peur me paralyse et m’empêche toujours d’ouvrir les yeux… Comme lorsque dans l’enfance vous étiez convaincus qu’un monstre se tapissait sous votre lit, et que si vous osiez regarder dessous, il allait prendre possession de vous, et vous dévorer tout cru… J’esquisse alors quelques mouvements, montrant que ej suis sur le point de me réveiller…

 

N’y tenant plus, j’essaye d’entrouvrir le plus discrètement possible une de mes paupières… Et là c’est le choc… Une silhouette dans l’encadrement de la fenêtre! Dans la pénombre, je ne vois pas son visage, tout est si sombre! Mon coeur est à deux doigts d’exploser, je pousse un petit cris, ratrappe la couette et me cache dessous…

 

J’ai si peur, je me sens vulnérable, sans défense… Je n’entends rien d’autre que ma respiration… Je reste de longues minutes comme ça, sans bouger, tentant de retrouver un semblant de calme… Lorsque je parviens enfin à oser sortir ma tête de la couette, et tente un regard à l’extérieur, il fait jour…

 

Je ne saurai jamais si c’était un rêve, ou la réalité, si la panique a eu raison de moi au point de me faire perdre toute notion de temps… Plus de 10 ans après, je suis toujours perplexe… Toujours est-il que je n’ai plus jamais dormi la fenêtre ouverte!

Bérengère est au musée (son blog/sa page facebook)

Un craquement … J’ouvre les yeux. Je suis dans mon lit, je me redresse pour regarder l’heure sur mon portable. Minuit. Je me lève discrètement, j’ai besoin d’aller aux toilettes, quand tout-à- coup je réalise quelque chose. Je me retourne et dirige le faisceau produit par mon téléphone vers le lit. Il est vide ! Où est-il ? Mon mari devrait être là, or il n’y a rien qu’une couette froissée et deux oreillers. Ce n’est pas normal. Je dormais et je n’ai rien entendu. A l’obscurité ambiante s’ajoute un silence pesant. Je décide d’allumer la lumière. Rien. J’actionne l’interrupteur plusieurs fois, rien ne se passe. Je commence à avoir peur. Un doute m’assaille. Je cours jusqu’à la chambre des enfants.

 

Leurs lits sont vides. Mon cœur s’arrête de battre l’espace d’un instant, pour reprendre de plus belle. Je sens la panique monter en moi. Je parcours toute la maison en courant, mais ne rencontre que du vide. Il n’y a pas d’électricité. En essayant de téléphoner à mon mari, je me rends compte qu’il n’y a pas de réseau non plus. Je suis en train de rêver ! Ce n’est pas possible autrement. Où sont les enfants ? Où est mon mari ? Que s’est-il passé pendant mon sommeil ? Je dois me calmer. Ce n’est pas le moment de faire une crise d’angoisse.

 

J’hésite un instant, puis décide de sortir. Dehors tout est calme. Pas un bruit d’insecte. Juste un incroyable silence. La lune éclaire la petite rue qui s’étire devant moi. Je me dirige vers la maison voisine. Je sonne à la porte. Pas de réponse. Après un bref instant de désorientation, je décide d’entrer. Je dois savoir, je dois parler à quelqu’un. Il faut qu’on m’aide ! La porte est ouverte. J’entre. Je fouille toute la maison : pas une âme qui vive. J’ai envie de vomir. Je me sens mal. Comment est-ce possible ? Eux aussi devraient être là ! Nous nous sommes parlé hier soir. Ils sont forcément quelque part !

 

Je tente d’autres maisons, mais le résultat est le même. Les portes sont ouvertes mais les lits restent désespérément vides. Finalement je m’assoie quelques minutes sur le trottoir. Seule. Puis je crie ! Je hurle pour que quelqu’un m’entende ! Mais seules les étoiles m’observent quand je me mets à courir comme une folle à travers le village. A bout de souffle, je finie par m’écrouler sur les marches d’un perron. Qu’a-t-il pu se passer ? Pourquoi tout le monde a disparu ? Où sont mes enfants ? Les nerfs me lâchent, je craque et pleure doucement…

 

 

Cinq mois se sont écoulés depuis mon réveil ce jour-là. J’ai appris à vivre seule, sans électricité, sans personne à qui parler. Pour ne pas perdre la raison, j’ai décidé de tenir un journal. Aujourd’hui, le ciel est clair. Une douce brise soulève mes cheveux. Tout en écrivant, je caresse distraitement mon ventre qui s’est arrondi. Il faut que je tienne, pas seulement pour moi, mais pour ce petit être qui grandit en moi. Il est tout ce qui me reste  et c’est pour lui que je suis encore là. Il me donne la force et l’espoir dont j’ai besoin pour avancer dans ce monde sans vie. Mon enfant, ma lumière, mon avenir  …

 

Je n’ai malheureusement eu que deux participations…

Merci beaucoup à Flying Mama qui nous on fait un texte vraiment bien! et à Bérengère qui a elle aussi fait un texte superbe!

à bientôt!

Emi’lit

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4 commentaires sur “Textes à contraintes septembre/octobre 2012 – vos participations

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