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Tous les articles du mois de mai 2013

Textes à contraintes mai/juin 2013 – les consignes

Publié 7 mai 2013 par Emi'lit

Bonjour bonjour!

en avant pour un nouveau texte à contraintes!

 

Les dates:
Vous pouvez m’envoyer vos textes à partir de la parution de cet article et ce jusqu’au  28 juin 2013 à 00h00. Un article regroupant tous les textes reçu paraîtra le 29 juin 2013 dans la journée.

Les contraintes:
Vous devez utiliser tous les mots imposés dans un texte. Pour ce texte-ci pas de thème précis… Vous nous emmenez où vous voulez!

Les mots imposés:
– pégu (synonyme de pécore)– alambiqué
– luciole
– numismate
–  myrtille
– monstrueux
– hanneton
– calligraphe
– 1 nom de ville
– liberté
– musique
– saucisse

Pour envoyer des textes:

Envoyez un mail (adresse: emilie.mamandeschamps@gmail.com) avec en objet « texte à contraintes de janvier/février 2013″. Si vous ne recevez pas de réponse de ma part sous deux jours vous remerciant de votre participation, n’hésitez pas à le renvoyer.

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les posez en commentaires sous cet article et j’y répondrais de la même manière.

Emi’lit

 

Textes à contraintes mars/avril 2013 – les participations

Publié 6 mai 2013 par Emi'lit

Bonjour bonjour.

Pour ceux qui auraient raté l’article explicatif, vous pouvez le retrouver ! Pour ceux qui ont la flemme d’aller le lire, la consigne était la suivante: vous tombez dans un terrier le jour de pâques durant la chasse aux oeufs! Racontez ce que vous y trouvez…

Il y a deux textes pour le moment. J’en attends un troisième!

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Le texte de Céline The Book Of Mum:

 
Le grand jour est enfin arrivé ! Coiffée de ma mantille qui couvre largement mes solides épaules, je me rends avec entrain  à la grande chasse aux œufs organisée par la très distinguée  Signorina Pipistrelle, une femme surprenante dont le vrai nom reste encore un mystère… Cela dit ses grandes veillées nocturnes pleines de fantaisie et son petit air de souris fouineuse expliquent sans doute en partie son surnom de noctambule.
Cette année elle ne déroge pas à sa réputation : la chasse se fera de nuit, dans son immense parc, à la lueur d’immenses chandeliers faisant scintiller les quelques guirlandes accrochées ici est là. Luna et Pietro sont ravis et ne cessent de me dire : « Maman, maman, ça commence bientôt ??? »
Mais avant que les choses sérieuses ne se mettent vraiment en route, nous nous devons d’inaugurer les festivités par un quadrille des plus virevoltants.
 
Nos petits jeux de jambes effectués, le départ de la course est enfin donné. Le temps est capricieux et très vite une épaisse brume envahit les alentours… Je ne vois bientôt plus rien. Luna et Pietro ont disparu… J’avance à petits pas pour éviter de me prendre les pieds dans un petit bosquet ou tout autre obstacle sur ma route. Il faut que je les retrouve, ils doivent être bien effrayés, seuls dans cette nappe opaque…Soudain, je sens quelque chose se faufiler entre mes jambes. Je me mets alors à vaciller puis, de tout mon poids, je tombe à terre avec comme seul point de chute un buisson épineux.
Il me faut quelques secondes pour me remettre de mes émotions et de mes griffures. Quand je relève enfin la tête, je découvre à mes côtés, une lanterne dans la patte, un lévrier italien de toute beauté. Non seulement il se déplace sur ses deux pattes arrières mais en plus de cela il s’adresse à moi dans un langage parfait !
« Un chien qui parle ??? Je deviens folle ! C’est sans doute le choc… » Mais non, il semble ne pas vouloir s’arrêter. les mots sortent en un flot continu et, la surprise une fois passée, en partie du moins, j’écoute enfin sa requête :
« Veux tu un caramel ? Suis moi ! c’est bon les caramels ! Hein, c’est bon ? Non ? Si c’est bon ! Pietro et Luna adorent ! Viens ! »
 
Je décide de le suivre, il faut que je retrouve mes deux anges et il semble savoir où ils sont… Il me guide alors jusqu’à l’entrée d’un terrier où je retrouve mes deux amours en admiration devant un œuf énorme !
« Vous voilà, j’ai eu si peur pour vous ! » Luna me saute dans les bras, Pietro, lui, me fait un signe de la main comme pour me dire « c’est bon, ça va ». Il se penche alors pour attraper l’œuf. C’est cet instant précis que choisit le lévrier pour, d’un coup de patte, faire chuter mon fils dans ce trou béant qui ne ressemble plus vraiment à un terrier. Sans réfléchir, Luna  toujours dans mes bras, je pars à sa poursuite.  La chute est longue, vertigineuse, interminable…
« Quel poison ce chien !!!!!! Tout ça c’est à cause de lui !!!! »
 
Luna semble apprécier cette petite virée souterraine. Elle attrape au vol quelques miroirs anciens ou autre nœuds papillon bariolés dont la présence en ces lieux demeurent un grand mystère.
Nous arrivons enfin à destination, notre chute étant amortie par un tapis de bonbons et sucreries diverses et variées. C’est sans doute ici que voulait nous emmener le lévrier. Mais étonnamment il ne nous a pas suivi… Nous retrouvons Pietro le nez dans une farandole de sucres d’orge. Il n’a pas l’air d’avoir trop souffert. Luna le rejoint après avoir dérapé sur une flaque de coulis de framboise.
Nonobstant cette mésaventure, les enfants semblent apprécier la tournure de cette soirée. Mais il faut sortir d’ici. Les invités pourraient trouver notre absence surprenante et je ne me vois pas leur expliquer qu’un lévrier italien mangeant du caramel nous a poussé dans un trou et que suite à une chute sans fin nous nous sommes retrouvés dans une caverne d’Ali Baba, remplie de trésors gourmands.
 
Luna décide de suivre la rivière de caramel, se souvenant ainsi des indications de son père : « quand tu es perdue, suis toujours le cours de l’eau, tu trouveras forcément un pêcheur sur ton chemin pour te ramener au bercail ! » Et effectivement après quelques minutes d’une marche savoureuse, nous voilà arrivés au bout du tunnel. les lumières des chandeliers se font de plus en plus vives. Nous sortons alors discrètement, essuyant leurs petites bouches sucrées, ne laissant ainsi aucune trace de notre épopée.
 
Ce soir là, au contraire d’Alice, je n’avais pas rêvé. Le lévrier nous attendait et le caramel coincé sous la chaussure de Pietro fit son bonheur « Merci ! Hummm, c’est bon le caramel ! » 
 Mes deux gourmands ne voulurent plus jamais en parler, un tel trésor, ça se protège non !  En tout cas, je sais maintenant d’où ils viennent quand de leur petites bouches ils viennent déposer un baiser sucré sur ma joue.

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Le texte d’Emilie Les Sorcières au clair d’étoile

Aujourd’hui c’est Pâques et une chasse à l’œuf géante a été organisée par Merlin dans la Forêt de Brocéliande.

Ce lieu plein de magie est propice à de belles découvertes mais là, je vais vous en conter une vraiment extraordinaire !!!

Déjà, je me présente : Je m’appelle Mimi et je suis une gentille sorcière. Pour l’occasion j’ai mis ma plus jolie robe de sorcière et un magnifique chapeau tout plein de fantaisie ! J’ai vêtu ma petite sorcière de sa plus belle tenue : une robe tutu rose fuchsia qui ne cesse de scintiller comme si elle était faite avec des étoiles…

Nous voilà parties dans la forêt pour y trouver un maximum d’œufs (Ah oui ! je ne vous ai pas dit, je suis une sorcière gourmande !!! J’adore les chocolats, les bonbons et les caramels).

Après quelques pas, nous nous retrouvons dans une clairière où je repère un énorme œuf ! Celui-là, il me le faut ! Je me penche pour l’attraper et…c’est là que commence vraiment mon aventure !!!

Je tombe dans le terrier que cachait cet œuf…Ce doit être le terrier d’un éléphant tellement l’entrée est énorme ! (Oui, dans le monde des sorciers, les éléphants ont le droit d’avoir un terrier !!).

Pendant ma chute vertigineuse et interminable, je ne vois rien qu’une lumière aveuglante…Mais je n’ai pas peur du tout, parce que vous ne le savez pas encore mais je suis une sorcière courageuse

Ma grande robe fait comme un parachute et me permet d’atterrir tout en douceur au fond du terrier (je ne regrette vraiment pas de l’avoir mise celle-là !!). Je m’habitue à la clarté et me rend compte que je suis à nouveau dans une forêt et que là, juste en face, se trouve une jolie maison très accueillante. Je m’en vais donc frapper à la porte tout doucement et un éléphant très classe, portant son plus beau costume et un nœud papillon vient m’ouvrir. Je suis ravie (Vous ne le savez peut-être pas mais j’adore les éléphants !!!!!!). Il se présente, il s’appelle Eli, et il m’invite à entrer…

J’ai besoin de me refaire une beauté après cette chute folle et lui demande donc si je peux utiliser sa salle de bains. Me voilà donc à me recoiffer et me pomponner devant le miroir, chez Eli l’éléphant !! Je suis toute émoustillée de pouvoir discuter avec un éléphant.

Me revoilà donc dans son salon où il m’attend avec du thé et des cupcakes… Je me régale !!

Je lui raconte comment je suis arrivée là et nonobstant ma joie de cette rencontre, je suis face à un problème épineux : il va me falloir trouver une solution pour retourner auprès de ma petite sorcière et de mes amis !! Comment faire ?

Eli sait exactement comment faire ! Il faut dire qu’il reçoit régulièrement de la visite et qu’il sait recevoir mais aussi prendre congé !

Il m’explique :

« Pour retourner voir ta famille

Tu vas devoir mettre une mantille

Puis tu danseras le quadrille

Et mangeras un plat de morilles

Tout ça sans peccadilles »

C’est bien beau tout ça mais là j’avoue que je suis restée sceptique !!! J’ai toujours peur que les champignons soient poison ! Mais bon, j’ai fait confiance à mon nouvel ami Eli, j’ai mis mon plus joli voile, danser à merveille (je suis une sorcière qui sait danser !!!), j’ai mangé un bon petit plat de champignons et tout à coup…. une nuée de pipistrelles s’est ruée sur moi !!!!

J’ai à peine eu le temps de dire au revoir à Eli qu’elles m’entrainaient déjà vers la sortie !!!

Et en quelques instants, je me suis retrouvée auprès de ma famille !!! Quelle joie !!!!

Il fait déjà nuit mais je leur raconte mes aventures, confortablement installés sur un lit de mousse et de feuilles, au clair des étoiles et de la lune…

 

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Le texte d’Aurélie C.

Nous y voilà, les enfants attendent ce moment depuis des jours. Cette année, nous avons organisé une course aux œufs géante avec les enfants du village. Un grand champ est réquisitionné pour l’occasion.

Les hommes se sont occupés de couper les branches épineuses des arbres, afin qu’aucun enfant ne puisse se blesser. Ils ont également contrôlé qu’il ne reste aucun trou, aucun terrier dans lequel un petit bout de chou pourrait tomber.

Les femmes, quant à elles, se sont occupées d’aller cacher tous les bons chocolats, œufs, lapins, poules, cloches… Quelque soit la forme de ces trésors, les enfants se font toujours une joie de les chercher…et encore plus de les manger !

Nous sommes tous réunis à l’entrée du champ, parents, enfants, grands-parents… Tous les enfants ont à la main de jolis paniers… grands et vides, prêts à se remplir de délicieux chocolats !

Un ciel bleu magnifique, un soleil radieux, des oiseaux qui chantent et des enfants qui courent, crient, sautent de joie !

J’aide mon ptit dernier à faire sa chasse aux trésors. Il est tout fou, court partout, et saute sur les œufs dès qu’il en trouve avant qu’un autre enfant ne s’en empare.

Soudain, il lève ses grands yeux gris vers une lumière qui scintille au milieu d’un buisson. Il court vers celui-ci quand je le rattrape juste à temps par le col de sa veste. Juste devant lui, à quelques petits pas se trouve une toute petite pipistrelle qui le regarde intensément. Mon ptit s’agenouille devant cette jolie chauve-souris qui se trouve juste à côté d’un gros…très gros œuf. Il tremble d’envie de tendre sa main pour attraper cet œuf, mais la chauve-souris semble l’hypnotiser. Je me baisse et tends la main pour le saisir, quant au dernier moment, je me rends compte que cet œuf énorme se trouve juste à l’entrée d’un terrier, sombre et profond ! Je tiens toujours fermement mon ptit par le col, mais quelle sensation étrange !… D’un coup je me sens comme engloutie par ce terrier… J’ai juste le temps de lâcher l’œuf et d’attraper fermement mon ptit dans les bras, quand brusquement, nous sommes aspirés par le trou ! La pipistrelle nous regarde nous faire avaler et a comme un sourire qui se dessine sur son visage …

D’un coup, le terrier se referme et nous tombons, tombons, tombons… de plus en plus loin… de plus en plus profond, mais bizarrement notre chute ralentit au fur et à mesure comme si nous étions posés sur le dos d’un animal qui vole et nous fait voyager dans de longues galeries interminables. Mon ptit est blotti contre moi et observe tout ce qui nous entoure. C’est vraiment étrange… au fur et à mesure de notre descente, nous voyons de mieux en mieux. En effet, des petites lumières clignotent, dansent autour de nous… Mais quelle est cette fantaisie ? Les lumières sont en réalité de petites lucioles qui virevoltent !

Je baisse mes yeux, et grâce à ces lucioles qui nous éclairent de plus en plus, je réalise qu’effectivement, nous sommes bien posés sur un animal… Et quel animal !! Je n’en crois pas mes yeux !! Sous nos fesses, sous nos mains se trouvent un magnifique pelage, de somptueuses ailes, de longues pattes, et une tête exquise avec une crinière majestueuse d’une couleur hors du commun … un doux et luisant caramel pour habiller ce divin cheval ailé.

L’animal de mes rêves… Je suis avec mon fils, assise sur un cheval ailé… Mais comment est ce possible ? Je me dis, qu’à mon avis, nous ne sommes pas au bout de nos surprises !

En effet, j’ai à peine le temps de finir ma phrase, que notre monture se pose enfin… des centaines et des centaines de mètres plus bas. Une lumière vive, des odeurs très différentes, des couleurs vives nous entourent… et des créatures étranges, agréables et rigolotes… Des espèces d’oiseaux en forme de gros nœuds papillons, avec des longs becs de couleurs fluo.

Des sortes de petits écureuils avec une queue tellement longue et touffue qu’ils pourraient sans doute s’en servir comme d’une hélice et s’envoler.

Des fleurs de toutes formes, toutes couleurs, aux odeurs de bonbons. Elles sont si jolies et si odorantes que nous sommes très attirés et nous avons comme une envie irrépressible d’en manger ! Après tout, dans notre monde, nous dégustons bien des fleurs… Alors pourquoi pas dans ce monde-ci ? Elles ont l’air encore meilleures ! Je tends la main pour en prendre une, qui me semble particulièrement délectable. Quand… un cri surgit derrière moi… un STOP… tellement fort…tellement soudain… tellement drôle !!!! Mais d’où vient ce son hilarant qui ressemble à une voie d’enfant mais qui aurait aspiré de l’hélium et aurait une voie de cartoon ?!

Je ne vois personne, et pourtant la petite voie reprend « STOP, ne mangez pas ces fleurs… elles sont très dangereuses et contiennent un poison qui vous transformera sur le champ en créatures étranges et vous condamnera à passer le reste de vos jours ici… dans ce monde ! Comment croyez vous que toutes les créatures que vous croisez ici existent ? »

Je cherche partout pour trouver l’origine de cette petite voie, mais ne vois rien de plus que notre cheval ailé, les fleurs, les écureuils à queue gigantesque, et les drôles d’oiseaux multicolores. Quand mon œil est subitement attiré par de petits êtres, vraiment tout petits… Des sortes de sylphides, mais en miniature ! Elles portent de longues robes et des mantilles sur la tête et ont chacune dans leur main un miroir.

Elles se regroupent toutes autour de nous et celle qui nous avait crié de ne pas manger les fleurs m’explique leur histoire. Elles étaient un groupe de jeunes filles se promenant dans un champ quand une pipistrelle attira leur attention. Elles s’approchèrent de la chauve-souris pour l’observer quand elles tombèrent dans un terrier très profond et atterrirent dans ce monde. Nonobstant leur peur, elles étaient affamées et mangèrent quelques fruits et fleurs, et soudainement, se transformèrent en ces fabuleuses sylphides. Elles ne purent donc jamais repartir dans le monde du dessus et furent condamnées à rester ici et à danser le quadrille pour passer le temps.

Elles m’expliquent que régulièrement des gens tombent dans ce terrier à cause de l’attirance que nous avons pour cette chauve- souris, elle est comme la gardienne du terrier et essaie d’attirer le maximum de personnes dans leur monde afin qu’il existe de plus en plus de créatures fantastiques. Le seul moyen d’échapper à ce sort étant de ne pas manger ces fleurs, de remonter sur le dos du cheval ailé, de regarder dans un miroir et de penser très fortement au monde dans lequel nous souhaitons retourner.

Je suis restée très longuement assise sur le dos de ce sublime cheval caramel, avec mon fils entre les bras, à me demander dans quel monde, je souhaitais que nous vivions……….

 

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Merci pour vos participations! Je laisse les participations ouvertes pour encore quelques jours 😉