Lectures communes

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Choix du livre pour la lecture commune 2

Publié 13 avril 2012 par Emi'lit

Aujourd’hui nous allons choisir le (ou les) livre de la prochaine lecture commune.

Les piliers de la terre de Ken Follett

Dans l’Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s’assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l’amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d’épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles… et de saintes ruses. La haine règne, mais l’amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

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Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

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Le caveau de famille de Katarina Mazetti (suite de: Le mec de la tombe d’à côté)

Elle, c’est Désirée, la bibliothécaire, et lui, c’est Benny, le paysan. Elle dévore les livres comme les produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « pour son plaisir ». Pourtant, ils s’accordent trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche… Comme le disait un critique littéraire suédois : “Le quotidien tue l’amour, la vie de famille l’enterre.” Bienvenue dans le caveau de famille ! Pétillant et jubilatoire.

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Léviatemps de Maxime Chattam

A trop désirer la mort, on y brûle son âme.

Paris, 1900. Prisonnier de son succès, un écrivain décide de tout quitter pour entrer au plus profond de ses cauchemars, explorer ce qu’il y a de pire en lui. Dans ce terreau de peurs se cachent les monstres enfouis en chacun de nous. Guy de Timée voulait explorer la fange, il va rencontrer le Mal.

Des cercles ésotériques de la capitale aux démesures de l’Exposition universelle, le début du XXe siècle inspire à Maxime Chattam un thriller halluciné où les progrès de la science nourrissent la folie des âmes perdues.

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Fractures de Franck Thilliez

Alice Dehaene se recueille sur la tombe de sa sœur jumelle, Dorothée, décédée dix ans auparavant. Une question la taraude : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine six mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ?

Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie, lui apporter cette lumière qu’elle recherche depuis si longtemps. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne.

Grâce à l’intervention de Julie Roqueval, assistante sociale en psychiatrie, Luc Graham, d’abord dubitatif, se décide enfin à mener l’enquête. Un aller simple vers la folie…

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La nuit du renard Mary Higgins Clark

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

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Au bonheur des ogres de Daniel Pennac

Benjamin Malaussène a un drôle de métier : bouc émissaire au service réclamations d’un grand magasin parisien où il est chargé d’apitoyer les clients grincheux. Une bombe, puis deux, explosent dans le magasin. Benjamin est le suspect numéro un de cette vague d’attentats aveugles. Attentats ? Aveugles ? Et s’il n’y avait que ça ! Quand on est l’aîné, il faut aussi survivre aux tribulations de sa tumultueuse famille : la douce Clara qui photographie comme elle respire, Thérèse l’extralucide, Louna l’amoureuse, Jérémy le curieux, le Petit rêveur, la maman et ses amants… Le tout sous les yeux de Julius, le chien épileptique, et de Tante Julia, journaliste volcanique. Quel cirque !

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…

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La grand mère de Jade de Fréderique Deghelt

Quand Jade, une jeune femme moderne,  » enlève  » sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n’a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l’image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète… Une histoire d’amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant…

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La douceur des hommes de Simonetta Greggio

Toute ma vie, j’ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l’avoir si bien fait, on m’a blâmée de l’avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les ai adorés et détestés, mais jamais je n’ai pu m’en passer… La chaleur des hommes, qui m’a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance. Il n’y a pas de bras assez puissants pour m’en préserver, dans la nuit qui vient. S. G.

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L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s’il n’avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d’une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu’un va attirer Nobody au-delà de l’enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l’éliminer depuis qu’il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux…

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La maison biscornue de Agatha Christie

Une étrange famille habite cette maison biscornue. Sous la domination d’un aïeul tyrannique – mais adoré – d’origine levantine : deux fils, deux belles-filles, trois petits-enfants, une vieille tante… Il y aussi la toute jeune seconde épouse du grand-père et le précepteur qui pourrait bien être son amant…
Qui donc a tué le grand-père ?

à vous de voter!

Emi’lit

Lecture commune 1

Publié 9 avril 2012 par Emi'lit

Pour cette lecture commune, le choix s’était porté sur deux livres:

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

Le choeur des femmes de Martin Winckler

Vous pouviez lire l’un ou l’autre ou les deux. Personnellement, je n’ai pas pu lire le deuxième car je n’ai pas pu me le procurer. Mais je compte bien le lire et vous donner mon avis dès que ce sera fait 🙂

Le mec de la tombe d’à côté Katarina Mazetti

Désirée, trop jeune veuve, va régulièrement sur la tombe de son mari. Au cimetière, elle rencontre « le mec de la tombe d’à côté », dont l’allure l’agace autant que le caveau tape-à-l’oeil qu’il vient fleurir.

Depuis la mort de sa mère, Benny vit seul dans la ferme familiale. Il s’en sort comme il peut, grâce à une bonne dose d’humour. Chaque fois qu’il la voit, il s’énerve contre la nana qui s’assied sur le même banc de cimetière que lui. Tout sépare ces deux-là. Pourtant, il suffira d’un sourire pour qu’ils soient éblouis.

Un roman d’amour décalé, qui met aussi en scène ce fossé d’incompréhension qui sépare les catégories sociales.

Les avis:

Maman Elfe:

Alors celui là je l’ai vraiment adoré, je lui réserve une belle place dans ma bibliothèque.

C’est hyper réaliste, drôle, frais, tendre et triste aussi parfois. Extrêmement vrai.

Ça m’a fait penser à un ami agriculteur, parce que vraiment ça colle sans cliché à ce que peut être la réalité de certains.

Désirée est tiraillée entre sa vie, celle qu’elle voudrait, ce qu’elle aime et ce qui l’attire irrésistiblement. J’ai trouvé génial les mots mis sur cette sensation, au point que j’aurais bien aimé, le temps d’un livre, être cette femme.

Voilà…. Un livre à lire absolument!

J’aime pas les choux de Bruxelles:

J’ai trouvé ce livre Génial! Il est tout d’abord facile et rapide à lire…  « Le mec de la tombe d’à côté » devrait être donné à lire aux handicapés de l’amour, pour qu’ils sachent que tout le monde a le droit à sa chance ;-).
J’ai découvert avec plaisir Katarina Mazzetti, cette auteure suédoise, dont le style, plus vrai que nature, mêle amour et tendresse et nous amène à en savoir plus sur Benni et Désirée, des personnages attachants.. Si bien que lorsque je terminais un chapitre, j’en voulais encore plus!

Snoops:

cela raconte une histoire d’amour improbable entre 2 personnes totalement opposé
cela se vite assez vite, les chapitres sont courts
j’ai bien aimé, le fait de lire l’histoire, avec la vision des 2 protagonistes; car mine de rien a situation vécue ensemble, le ressenti est souvent different, et encore plus quand les 2 personnes n’auraient jamais du se rencontrer
j’ai eu un peu de mal a me mettre dans l’histoire, je me suis demande en quelle année se passait l’histoire
au final j’ai bien aimé, et je suis ravie de participer aux lectures communes, cela me permet d’avoir des idees de lecture

Moi:

J’ai beaucoup aimé ce livre. J’ai aimé avoir les points de vues des deux personnages qui sont tellement différents l’un de l’autre! C’est une belle histoire, les personnages sont attachants. J’ai aimé suivre leur histoire, leur amour… A lire!

Le choeur des femmes Martin Winckler

Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de  » Médecine de La Femme « , dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.

Les avis:

Polette Wanda:

alors le choeur des femmes, livre que j’ai dévoré parfois un peu plus doucement parfois sans pouvoir le lâcher alors qu’il est tard et que demain il y a école.
On y lit un parcours initiatique assez particulier. Celui d’une jeune et brillante interne à qui tout semble, en surface réussir. Une femme qui semble hautaine, et légèrement méprisante, au début je n’ai d’ailleurs pas vraiment aimé son personnage… Et puis au fil des lignes, de ses interrogations, de son épanouissement, je m’y suis très fortement attachée! J’ai d’ailleurs pleurée sur son histoire et j’ai arrêté de respirer lorsqu’elle découvre la tombe de sa mère. Bref je suis rentrée carrément dans l’histoire.
J’ai aimé la narration par plusieurs personnes, même si ça peut être destabilisant. On a les films en trois dimensions, là on a le livre en trois dimension! D’ailleurs pour le style en général, j’ai bien aimé même si un peu différent de ce que j’ai l’habitude de lire.
Seul petit bémol et encore si je peux dire ça… ce sont les histoires des femmes;.. un peu cash dans le style, assez remuant tout de même… il ne faut pas être trop sensible sur certains sujets, on parle quand même de viols, de très mauvaise expériences féminines….
Bref pour résumer un livre que je conseille pour son écriture, pour l’histoire en elle-même et aussi parce qu’on y apprend énormément de choses et que j’ai envié les patientes de l’unité77.
Maman Elfe:

Difficile de parler de ce livre. Aimé, je l’ai aimé, c’est certain puisqu’en trois jours je l’avais bouclé. J’avais viscéralement besoin de savoir, une fois commencé.

J’ai trouvé ça super intéressant, d’une part (moi qui suis un peu « fâchée » avec les méthodes de contraception)…j’avais limite envie de sauter sur mon téléphone pour appeler M’sieur Karma!

Mais je ne vais pas pouvoir parler beaucoup de ce livre parce qu’il m’a touchée, bien plus que je ne l’imaginais. Parce que du coup, en parler ça serait parler de mon intimité, celle qui n’est rien qu’à moi.

A la base, je ne suis pas du tout adepte de ce genre de livres, et là j’ai accroché de suite, j’ai adoré!

J’ai aimé tous les « dictons » du Dr Karma. J’ai aimé la personnalité de Jean qui est tellement…humaine. J’ai aimé la fin du livre, qui m’a tenue en haleine dans les 50 dernières pages.

J’ai aimé le début où planais l’incertitude quand au sexe du narrateur. Et qui colle à la perfection avec la fin du livre.

Comment? Ah bah oui en fait j’ai tout aimé

 

Avis de Fredtaz Fred:

Alors je dois bien l’avouer j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, du mal avec le personnage de Jean tel qu’on le découvre au début du livre.
Mais j’ai persisté, et j’ai eu bien raison…je l’ai aimé ce livre, j’ai aimé l’histoire tellement émouvante, j’ai aimé la façon dont il est écrit, j’ai adoré l’idée de raconter l’histoire par différents personnages.

Evidement je me suis identifiée à certaines des femmes dont l’auteur nous raconte l’histoire…comment faire autrement ? Je me suis même surprise à penser que j’aurais aimé que Karma soit mon gygy (ben oui j’étais à fond dedans).

Mais par dessus tout j’ai aimé ce livre car il m’a redonné l’envie de lire, j’ai retrouvé l’envie de prendre le temps de lire, l’impatience de l’ouvrir pour avancer dans l’histoire ! Et rien que pour ça je l’aime ce livre !!

Choix du premier livre de lecture commune

Publié 7 mars 2012 par Emi'lit

Le choeur des femmes Martin Winckler

Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de  » Médecine de La Femme « , dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.

 

Waylander David Gemmel

Le Roi de Drenaï a été assassiné. Une armée d’envahisseurs déferle sur le pays, avec pour mot d’ordre de tuer hommes, femmes et enfants. Mais tout espoir n’est pas perdu. Il repose sur les épaules de celui que la nation surnomme Waylander. Seul, il va s’aventurer en territoire nadir pour retrouver la célèbre Armure de Bronze, symbole de liberté.
Mais peut-on faire confiance à ce Waylander ?…
Après tout, c’est lui qui a assassiné le roi.

 

Légende David Gemmel

Ulric est le chef de guerre qui a su pour la première fois rassembler les sauvages tribus nadirs sous un même étendard. Il poursuit avec son immense armée l’implacable extension de son nouvel empire. Druss, guerrier vétéran, est une légende, il a été de toutes les campagnes au temps de son âge d’or. Aujourd’hui au terme de sa vie, il reprend une dernière fois les armes pour sauver l’honneur de sa patrie.

La rencontre de ces deux héros de l’Histoire, passée et à venir, à Dros Delnoch, forteresse mythique jamais tombée, va bouleverser la vie et la destinée de milliers d’hommes.

 

La Jeune fille à la perle Tracy Chevalier

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l’âge d’or de la peinture hollandaise. La ville est aussi prospère que rigide. Griet s’occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s’efforçant d’amadouer l’épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune étant très jalouse de ses prérogatives. Au fil du temps, la douceur de la jeune fille, sa vivacité, sa sensibilité émeuvent le maître. Il l’introduit dans son univers. À mesure que s’affirme leur intimité, la tension et la suspicion règnent dans la maisonnée, le scandale se propage dans la ville. Tracy Chevalier s’est inspirée d’un des plus célèbres et mystérieux tableaux de Vermeer, La Jeune Fille à la perle, pour écrire ce roman envoûtant sur la corruption de l’innocence. C’est l’histoire d’un cœur simple sacrifié au bûcher du génie

 

54h d’angoisse Claude Bertaud

Alger, 24 décembre 1994, 10h30. L’Airbus d’Air France s’apprête à décoller pour Paris. Quatre hommes font alors interruption, armés de pistollets-mitrailleurs : « Nous sommes des moudjahidin ! »

Commence, en cette vieille de Noël, une prise d’otages qui va tenir en haleine le monde entier. Les terroristes abattent un passager. Deux autres seront par la suite exécutés. Seul le sang froid du personnel de cabine finira par les désorienter. Aujourd’hui, l’une des hôtesses, Claude Bertaud, raconte ce huis clos infernal. Sans oublier ses propres peurs, elle dit son combat pour sauver les passagers, les relations tissées au fil de ces cinquante-qutre heures entre eux et les membres du commando. Les obligations pour les femmes de se couvrir la tête. La faim, la soif. Le chantage récurrent des terroristes, leurs accès de fanatisme religieux, leur crainte des Ninjas. Puis,l’appareil ayant enfin atterri à Marseille, leur fatalisme devant la mort lors de l’attaque exempplaire du G.I.G.N. Un récit vécu ou la terreur le dispute à la générosité, et l’angoisse à l’émotion.

 

Sa Majesté des mouches William Golding

Soit un groupe d’enfants, de six à treize ans, que l’on isole sur une île déserte. Qu’advient-il d’eux après quelques mois ? William Golding tente l’expérience. Après les excitantes excursions et parties de baignade, il faut s’organiser pour survivre. C’est au moins la réflexion de Ralph, celui qui fut élu chef au temps heureux des commencements, et du fidèle Piggy. Mais c’est ce que refusent de comprendre Jack, le second aspirant au « trône », et les siens. Cette première division clanique n’est pas loin de reproduire un schéma social ancestral. S’ensuivent des comportements qui boudent peu à peu la civilisation et à travers lesquels les rituels immémoriaux le disputent à une sauvagerie d’une violence sans limite.

 

La Moustache Emmanuel Carrère

Ayant vidé la poubelle sur le trottoir, il trouva vite le sac qu’on plaçait dans la salle de bains, en retira des coton-tiges, un vieux tube de dentifrice, un autre de tonique pour la peau, des lames de rasoir usagées. Et les poils étaient là. Pas tout à fait comme il l’avait espéré : nombreux, mais dispersés, alors qu’il imaginait une touffe bien compacte, quelque chose comme une moustache tenant toute seule. Il en ramassa le plus possible, qu’il recueillit dans le creux de sa main, puis remonta. Il entra sans bruit dans la chambre, la main tendue en coupelle devant lui et, s’asseyant sur le lit à côté d’Agnès apparemment endormie, alluma la lampe de chevet. Elle gémit doucement puis, comme il lui secouait l’épaule, cligna des yeux, grimaça en voyant la main ouverte devant son visage.  » Et ça, dit-il rudement, qu’est-ce que c’est? « 

 

La Vie devant soi Romain Gary

Entre Madame Rosa et Momo, c’est un amour maternel qui ne passerait pas par les liens du sang, c’est l’amitié entre les peuples juif et arabe, c’est le poids de l’Histoire allégé par l’appétit de vivre. Le roman se passe à Belleville, vingtième arrondissement de Paris, sixième étage sans ascenseur. Momo a dix ans, peut-être quatorze en réalité. Cela fait beaucoup de chiffres pour un môme qui réinvente le dictionnaire et a le sens de la maxime: « Je pense que pour vivre, il faut s’y prendre très jeune, parce qu’après on perd toute sa valeur et personne ne vous fera de cadeaux. » Lisez, vous serez touchés par les mots de Momo.

 

Le magasin des suicides Jean Teulé

Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort ! Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…

 

La mécanique du coeur Mathias malzieu

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d’en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d’une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve…

 

Le mec de la tombe d’à côté Katarina Mazetti

Désirée, trop jeune veuve, va régulièrement sur la tombe de son mari. Au cimetière, elle rencontre « le mec de la tombe d’à côté », dont l’allure l’agace autant que le caveau tape-à-l’oeil qu’il vient fleurir.

Depuis la mort de sa mère, Benny vit seul dans la ferme familiale. Il s’en sort comme il peut, grâce à une bonne dose d’humour. Chaque fois qu’il la voit, il s’énerve contre la nana qui s’assied sur le même banc de cimetière que lui. Tout sépare ces deux-là. Pourtant, il suffira d’un sourire pour qu’ils soient éblouis.

Un roman d’amour décalé, qui met aussi en scène ce fossé d’incompréhension qui sépare les catégories sociales.

 

 

 

Il ne vous reste plus qu’à choisir en mettant en commentaire celui qui vous attire le plus. Celui qui remportera le plus de vote sera notre premier livre de lecture commune!